Diviser un polynôme par un autre
Le cours complet de la division euclidienne des polynômes : l'idée, le théorème démontré, la méthode posée en potence, un calculateur exact qui détaille chaque étape, et des exercices corrigés automatiquement.
deg R = 0 < 1 = deg B : on s'arrête.
1L'idée de départ : comme une division entre entiers
À l'école primaire, diviser 47 par 5, c'est trouver combien de fois 5 « rentre » dans 47, et ce qu'il reste :
47 = 5 × 9 + 2, avec 0 ≤ 2 < 5.
Le reste 2 est « trop petit » pour qu'on puisse encore y retrancher 5. La division des polynômes suit exactement la même logique. La seule différence est la manière de mesurer la taille : pour un entier, c'est sa valeur absolue ; pour un polynôme, c'est son degré. On s'arrête donc quand le reste est de degré strictement plus petit que le diviseur.
| Entiers | Polynômes | |
|---|---|---|
| Égalité cherchée | a = b·q + r | A = B·Q + R |
| La taille se mesure par | la valeur absolue | le degré |
| Condition sur le reste | 0 ≤ r < |b| | deg R < deg B |
| À chaque étape, on | traite un chiffre du dividende | fait disparaître le terme de plus haut degré |
| Retenues | oui | non : chaque puissance de x reste dans sa colonne |
| Unicité du résultat | oui (avec la condition sur r) | oui (avec la condition sur deg R) |
L'absence de retenues est une bonne nouvelle : une fois la disposition comprise, la division des polynômes est plus mécanique que celle des entiers. Les seules vraies difficultés sont l'alignement des colonnes et les signes.
2Vocabulaire et conventions
Définition. Soit 𝕂 l'un des ensembles ℚ, ℝ ou ℂ. Un polynôme à coefficients dans 𝕂 s'écrit
P(x) = anxn + an−1xn−1 + ⋯ + a1x + a0, avec ak ∈ 𝕂.
Si an ≠ 0, l'entier n est le degré de P, noté deg P. Le nombre an est le coefficient dominant, et anxn le terme dominant. Le polynôme est dit unitaire si an = 1.
Le polynôme nul. Tous ses coefficients sont nuls, il n'a donc pas de terme dominant. Par convention, on pose deg 0 = −∞, avec les règles −∞ < n et −∞ + n = −∞ pour tout entier n. Cette convention n'est pas un caprice : c'est la seule qui rend vraies sans exception les deux règles ci-dessous. Elle permet aussi d'écrire simplement « deg R < deg B » même lorsque le reste est nul.
Deux règles sur les degrés, utilisées en permanence :
- deg(P + Q) ≤ max(deg P, deg Q), avec égalité dès que deg P ≠ deg Q. Si les degrés sont égaux, les termes dominants peuvent s'annuler : c'est exactement ce qu'exploite chaque étape de la division.
- deg(P·Q) = deg P + deg Q. En effet, le terme dominant du produit est anbmxn+m, et anbm ≠ 0 car un produit de deux nombres non nuls est non nul.
Remarque. Les ouvrages universitaires écrivent souvent l'indéterminée en majuscule, X, pour distinguer le polynôme (un objet algébrique, la suite de ses coefficients) de la fonction polynomiale x ↦ P(x). Sur ℚ, ℝ et ℂ, les deux points de vue donnent les mêmes résultats pour la division. Ce site utilise x, comme en secondaire.
3Le théorème et sa démonstration
Théorème (division euclidienne). Soient A et B deux polynômes à coefficients dans 𝕂, avec B ≠ 0. Il existe un unique couple de polynômes (Q, R) tel que
A = B·Q + R et deg R < deg B.
A est le dividende, B le diviseur, Q le quotient et R le reste. On dit que B divise A lorsque R = 0.
Complément. Notons n = deg A et m = deg B.
- Si n < m, alors Q = 0 et R = A.
- Si n ≥ m, alors deg Q = n − m et le coefficient dominant de Q est an / bm.
Démonstration de l'existence. On fixe B, de degré m ≥ 0 et de coefficient dominant bm ≠ 0. On raisonne par récurrence forte sur le degré de A.
Cas où deg A < m (ce qui inclut A = 0). Le couple (Q, R) = (0, A) convient, puisque A = B·0 + A et deg A < m.
Hérédité. Soit n ≥ m. Supposons l'existence établie pour tous les polynômes de degré strictement inférieur à n, et soit A de degré n, de coefficient dominant an. Posons
A1 = A − anbm xn−m · B.
Le polynôme soustrait est de degré (n − m) + m = n, et son terme dominant vaut (an/bm)·bmxn = anxn, exactement celui de A. Les termes en xn s'annulent donc, et deg A1 < n. L'hypothèse de récurrence fournit A1 = B·Q1 + R1 avec deg R1 < m. Alors
A = B · ( Q1 + anbm xn−m ) + R1,
ce qui fournit le couple cherché. ∎
À retenir. Le passage de A à A1 est exactement une étape de la division posée : diviser les termes dominants, multiplier B, soustraire. La démonstration de l'existence est l'algorithme. Comme le degré baisse d'au moins 1 à chaque étape, l'algorithme s'arrête après au plus n − m + 1 étapes.
Démonstration de l'unicité. Supposons A = BQ1 + R1 = BQ2 + R2 avec deg R1 < m et deg R2 < m. En soustrayant :
B · (Q1 − Q2) = R2 − R1.
Le membre de droite est de degré < m (règle de la somme). Si l'on avait Q1 ≠ Q2, le membre de gauche serait de degré m + deg(Q1 − Q2) ≥ m (règle du produit). C'est impossible, donc Q1 = Q2, et alors R2 − R1 = B·0 = 0. ∎
Démonstration du complément. Si n < m, le couple (0, A) convient, donc c'est le couple, par unicité. Si n ≥ m, on a BQ = A − R avec deg R < m ≤ n, donc deg(A − R) = n et le terme dominant de A − R est anxn. Ainsi Q ≠ 0, m + deg Q = n, et en identifiant les termes dominants, bm × (coefficient dominant de Q) = an. ∎
Pourquoi faut-il pouvoir diviser les coefficients ?
Chaque étape divise un coefficient par bm. Dans ℚ, ℝ ou ℂ (des corps), c'est toujours possible. Ce n'est plus vrai si l'on impose des coefficients entiers. Par exemple, il n'existe aucun couple (Q, R) à coefficients entiers tel que x = 2x·Q + R avec deg R < 1. En effet, R serait une constante, Q aussi (comparer les degrés), et le coefficient de x donnerait 2Q = 1, impossible dans ℤ.
En revanche, si le coefficient dominant de B vaut 1 ou −1, la même démonstration fonctionne avec des coefficients entiers, car on ne divise que par ±1. Le site travaille dans ℚ : le calculateur fait tous ses calculs en fractions exactes, sans aucun arrondi.
4La méthode en six étapes
- Ordonner et compléter. Écrire A et B selon les puissances décroissantes. Ajouter un terme de coefficient 0 pour chaque puissance manquante de A : x4 − 3x2 + 1 devient x4 + 0x3 − 3x2 + 0x + 1. Sans cela, les colonnes se décalent.
- Diviser les termes dominants. Diviser le terme de plus haut degré du dividende courant par le terme dominant de B. Le résultat est le terme suivant du quotient, écrit sous le trait, à droite.
- Multiplier. Multiplier tout le diviseur B par ce terme, et écrire le produit sous le dividende courant, chaque puissance dans sa colonne.
- Soustraire. Soustraire ce produit du dividende courant, terme à terme. Le terme dominant disparaît toujours : c'est le but de l'étape. Les termes que le produit n'atteint pas sont simplement « abaissés ».
- Tester le degré. Si le résultat est de degré ≥ deg B, il devient le nouveau dividende courant et l'on reprend à l'étape 2.
- Conclure. Dès que le degré est < deg B, ce qui reste est R, et ce qui est écrit sous le trait est Q. Vérifier en recalculant B·Q + R.
La disposition en potence
En Belgique et en France, on pose la division comme pour les entiers : le dividende à gauche, le diviseur à droite d'un trait vertical, le quotient sous un trait horizontal placé sous le diviseur. Sur ce site, la feuille reprend le quadrillage Seyès d'un cahier d'écolier. Les conventions de couleur sont les mêmes partout :
- le signe − rouge en marge indique une soustraction, et le produit soustrait est écrit entre parenthèses pour ne pas oublier de changer tous les signes ;
- les termes en gris sont soit des coefficients 0 ajoutés à l'étape 1, soit des termes abaissés sans changement ;
- le surlignage jaune marque ce qui vient d'être écrit à l'étape affichée ;
- le reste final est écrit en rouge.
5Exemples guidés, étape par étape
Choisis un exemple, puis avance avec le bouton Suivant. Chaque étape est expliquée sous la feuille. Les quatre exemples couvrent les situations typiques : diviseur de degré 1, terme manquant et diviseur de degré 2, diviseur non unitaire qui fait apparaître des fractions, division qui tombe juste.
6Calculateur pas à pas
Entre n'importe quels polynômes : le calculateur pose la division, détaille chaque étape, vérifie le résultat et, pour un diviseur de degré 1, applique aussi le théorème du reste et le schéma de Horner. Les calculs sont faits en fractions exactes.
Syntaxe acceptée : 2x^3 - 5x + 1, 2x³ − 5x + 1, fractions 1/2x^2 (lu comme ½·x²), décimaux 0.5x ou 0,5x, produits et parenthèses (x-1)(x+2)^2. Une seule lettre de variable, au choix.
7Le théorème du reste, le schéma de Horner et les racines
Diviser par un polynôme de degré 1 est de loin le cas le plus fréquent, car il sert à trouver des racines et à factoriser. Ce cas a des propriétés particulières, et un raccourci de calcul.
Théorème du reste. Le reste de la division de P par x − a est le nombre P(a).
Démonstration. On a P = (x − a)Q + R avec deg R < 1, donc R est une constante r. En remplaçant x par a : P(a) = 0·Q(a) + r = r. ∎
Corollaire (théorème de factorisation). x − a divise P si et seulement si P(a) = 0, c'est-à-dire si et seulement si a est une racine de P.
Attention au signe. Diviser par x + 3, c'est diviser par x − (−3) : on évalue en −3, pas en 3.
Diviser par bx + c avec b ≠ 1
On écrit bx + c = b(x − a) avec a = −c/b. Si P = (x − a)Q1 + r, alors P = (bx + c) · (Q1/b) + r. Donc : le reste est le même, r = P(−c/b), mais le quotient doit être divisé par b. C'est une erreur classique de l'oublier.
Le schéma de Horner
Écrivons P = anxn + ⋯ + a0 et cherchons Q = qn−1xn−1 + ⋯ + q0 et r tels que P = (x − a)Q + r. En développant et en identifiant les coefficients de chaque puissance de x, on obtient :
qn−1 = an, qk−1 = ak + a · qk (1 ≤ k ≤ n−1), r = a0 + a · q0.
Voir l'identification des coefficients
(x − a)Q = qn−1xn + (qn−2 − aqn−1)xn−1 + ⋯ + (q0 − aq1)x − aq0. Le coefficient de xk vaut qk−1 − aqk pour 1 ≤ k ≤ n − 1. L'égalité P = (x − a)Q + r donne donc an = qn−1, puis ak = qk−1 − aqk, et enfin a0 = r − aq0. Il suffit d'isoler qk−1 et r.
Concrètement, on écrit les coefficients de P (avec les 0 !) sur une ligne. On abaisse le premier. Puis, de gauche à droite : on multiplie le dernier nombre obtenu par a, on l'écrit sous le coefficient suivant, on additionne. La dernière somme est le reste P(a), les autres sont les coefficients de Q. Voici l'exemple du haut de page, (2x3 + 3x2 − 5x + 6) ÷ (x + 3), donc a = −3 :
On lit Q = 2x2 − 3x + 4 et R = −6, comme avec la potence. Horner n'utilise que n multiplications et n additions : c'est aussi la manière la plus économique de calculer une valeur P(a).
Essayer le schéma de Horner
8À quoi sert la division des polynômes ?
Factoriser et résoudre des équations
Pour résoudre P(x) = 0 avec deg P ≥ 3, on cherche une racine a, on divise par x − a, et l'on recommence avec le quotient, de degré plus petit. Pour deviner une racine quand les coefficients sont entiers, on utilise le résultat suivant.
Racines rationnelles. Si P = anxn + ⋯ + a0 est à coefficients entiers avec a0 ≠ 0, et si la fraction irréductible p/q est une racine de P, alors p divise a0 et q divise an.
Voir la démonstration
En multipliant P(p/q) = 0 par qn : anpn + an−1pn−1q + ⋯ + a0qn = 0. Tous les termes sauf le dernier sont multiples de p, donc p divise a0qn ; comme p et q sont premiers entre eux, le lemme de Gauss donne p | a0. De même, tous les termes sauf le premier sont multiples de q, donc q | anpn, puis q | an. ∎
L'outil ci-dessous applique cette méthode jusqu'au bout : il teste tous les candidats, divise par chaque racine trouvée (avec sa multiplicité) et indique ce qu'on peut dire du facteur restant.
Calculer un PGCD : l'algorithme d'Euclide
Si A = BQ + R, alors les diviseurs communs de A et B sont exactement les diviseurs communs de B et R : tout diviseur de A et B divise R = A − BQ, et tout diviseur de B et R divise A = BQ + R. On remplace donc (A, B) par (B, R) et l'on recommence. Les degrés des restes diminuent strictement, donc on finit par obtenir un reste nul. Le dernier reste non nul, rendu unitaire, est le PGCD. Le PGCD de deux polynômes n'est défini qu'à une constante multiplicative près : la normalisation unitaire le rend unique.
Fractions rationnelles, asymptotes et primitives
Diviser A = BQ + R par B donne, partout où B(x) ≠ 0 :
A(x)B(x) = Q(x) + R(x)B(x), avec deg R < deg B.
Q s'appelle la partie entière de la fraction. Comme deg R < deg B, le terme R(x)/B(x) tend vers 0 en ±∞. Conséquences pour f = A/B :
- si deg A = deg B + 1, la droite y = Q(x) est une asymptote oblique, et le signe de R/B donne la position de la courbe par rapport à elle ;
- si deg A = deg B, Q est une constante non nulle, et y = Q est une asymptote horizontale ;
- si deg A ≥ deg B + 2, la courbe a une branche parabolique, pas d'asymptote ;
- si deg A < deg B, alors Q = 0 et y = 0 est asymptote horizontale.
Exemple. x2 + 3x + 1 = (x + 1)(x + 2) − 1, donc pour x ≠ −1, f(x) = (x2 + 3x + 1)/(x + 1) = x + 2 − 1/(x + 1). La droite y = x + 2 est asymptote oblique en ±∞. Comme f(x) − (x + 2) = −1/(x + 1), la courbe est sous l'asymptote pour x > −1 et au-dessus pour x < −1. Cette écriture donne aussi une primitive immédiate sur chaque intervalle où x ≠ −1 : x2/2 + 2x − ln|x + 1| + C.
9Pour aller plus loin
La division suivant les puissances croissantes
Il existe une autre division, où l'on élimine les termes de plus bas degré au lieu des plus hauts.
Théorème. Soient A et B deux polynômes avec B(0) ≠ 0, et k un entier naturel. Il existe un unique couple (Q, S) tel que A = BQ + xk+1S et deg Q ≤ k.
Exemple : 1 = (1 − x)(1 + x + ⋯ + xk) + xk+1. On y reconnaît le début du développement de 1/(1 − x) : cette division sert à calculer des développements limités de quotients.
Division avec des coefficients entiers
Comme vu au chapitre 3, la division euclidienne dans ℤ[x] n'existe pas toujours. Elle existe, avec quotient et reste à coefficients entiers, dès que le coefficient dominant de B est ±1. Plus généralement, sur un anneau commutatif quelconque, il suffit que le coefficient dominant de B soit inversible.
Plusieurs variables
Pour des polynômes en x et y, il n'y a plus un unique « terme dominant » naturel. On doit choisir un ordre sur les monômes, et le reste obtenu peut dépendre de l'ordre des divisions. La théorie qui règle ce problème est celle des bases de Gröbner, utilisée par les logiciels de calcul formel.
Coût du calcul
Chaque étape demande une division de coefficients, m + 1 multiplications et autant de soustractions, et il y a au plus n − m + 1 étapes. La division posée coûte donc de l'ordre de (n − m + 1)(m + 1) opérations sur les coefficients. Pour un diviseur de degré 1, Horner atteint le minimum : n multiplications et n additions.
10Les erreurs les plus fréquentes
- Oublier un terme manquant. Pour x3 − 1, il faut poser x3 + 0x2 + 0x − 1. Sinon, au moment de soustraire, on retranche un terme en x2 d'un terme constant.
- Mal soustraire les termes négatifs. −5x − (−9x) = −14x est faux ; −5x − (−9x) = −5x + 9x = 4x. Mettre le produit entre parenthèses, précédé d'un « − », évite presque toutes ces erreurs.
- Ne multiplier qu'une partie du diviseur. C'est B tout entier qu'on multiplie par le nouveau terme du quotient. Le produit compte toujours autant de colonnes que B a de coefficients.
- Diviser les mauvais termes. On divise toujours les termes dominants (plus haut degré), jamais les termes constants.
- S'arrêter trop tôt ou trop tard. Le seul critère d'arrêt est deg(reste) < deg B. Un reste comme 4x + 6 n'est pas fini si l'on divise par x + 3 ; il l'est si l'on divise par x2 + 1.
- Ordonner par puissances croissantes. La division euclidienne se pose par puissances décroissantes. L'ordre croissant correspond à une autre division (chapitre 9), qui donne un autre résultat.
- Se tromper de signe dans le théorème du reste. Le reste de la division par x + 3 est P(−3), pas P(3).
- Oublier de diviser par b avec Horner. Pour diviser par 2x − 1, Horner avec a = 1/2 donne le quotient par x − 1/2 ; il faut encore le diviser par 2. Le reste, lui, ne change pas.
- Croire que des fractions signalent une erreur. Avec un diviseur non unitaire, des fractions apparaissent normalement dans le quotient et le reste.
11Exercices corrigés
Chaque exercice est tiré au hasard. Fais la division sur papier, puis entre le quotient et le reste. La vérification est exacte et te dit précisément ce qui ne va pas. La correction complète, pas à pas, est disponible à tout moment.
12Quiz de compréhension
Huit questions pour vérifier que les idées, et pas seulement la technique, sont acquises. La réponse s'affiche, avec son explication, dès que tu choisis une option.
13Fiche mémo
Le résultat
Pour B ≠ 0, il existe un unique (Q, R) avec A = BQ + R et deg R < deg B. Convention : deg 0 = −∞.
Le degré du quotient
Si deg A ≥ deg B : deg Q = deg A − deg B. Sinon Q = 0 et R = A.
La boucle
Diviser les termes dominants, multiplier tout B, soustraire, recommencer tant que deg ≥ deg B.
Avant de commencer
Puissances décroissantes, et des 0 pour les puissances manquantes du dividende.
Le reste par x − a
C'est P(a). Et x − a divise P si et seulement si P(a) = 0.
Diviser par bx + c
Reste = P(−c/b). Quotient = quotient par x + c/b, divisé par b.
Vérifier
Recalculer BQ + R, ou, pour un contrôle rapide, comparer les deux membres en une valeur simple comme x = 1 (un tel test peut détecter une erreur mais ne prouve pas l'égalité).
Applications
Factoriser et résoudre, PGCD par Euclide, partie entière et asymptotes des fractions rationnelles, primitives.